Sa majesté la tarte tatin de chez Berthillon

Note : 4,5/5

29 rue saint Louis en l’île, 75004 Paris

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Ne vous laissez pas décourager par la longue et irréductible file de gens qui marque l’entrée de cette fameuse enseigne française. Eux sont là pour les célèbres glaces qui ont fait sa renommée. Mais vous, en tant que vrai Fat, vous n’êtes pas là pour deux petites boules de sorbet citron framboise, et les gens qui font la queue le voient dans vos yeux. Vous êtes à la recherche de la majestueuse tarte tatin de chez Berthillon qui elle, contrairement à ses petites camarades glacées, n’inflige pas vingt minutes d’attente à ses Fats clients. Ne faites-donc pas la queue, empruntez l’entrée du salon de thé, demandez au comptoir deux parts de tarte tatin, précipitez-vous à la maison pour les réchauffer, et dévorez-les chaudes et fondantes avec un pot de crème fraiche.

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Pour s’imposer comme la reine des tartes tatin, sa majesté est constituée de plus 5cm de pommes caramélisées et vous fera fondre de plaisir. Vous ne verrez plus les tartes tatin Picard de la même façon. D’ailleurs, je ne savais pas qu’on pouvait avoir un dessert si sucré sans qu’il soit écœurant. Autre avantage, les pommes sont bien compactes et elles ne s’échappent pas à chaque coup de cuillère malgré une hauteur de tarte hors normes. Bref, je préfère vous laisser découvrir sa majesté plutôt que vous en dire plus.

En tout cas, la part de tarte est à 4,10 euros ce qui n’est pas très cher comparé aux tartes tatins des pâtisseries classiques.

Seul hic : Soyez patients et ne croquez pas la tarte avant de la réchauffer, la pâte est parfois trop froide limite congelée car elle est stockée au-dessus d’un congélateur… (J’avoue je craque souvent et je croque dedans avant d’être rentré).

Pizza Hut en OPEN

Note : 4/5Pizza_Hut1

1 rue des Innocents, 75001 Paris

Tout Fat a déjà rêvé d’un Pizza Hut à volonté et figurez-vous CA EXISTE !! Je suis allé tester le paradis  de la Fat pizza à châtelet et j’ai été agréablement surpris ! Sur deux énormes plaques chauffantes vous avez 6 pizzas différentes à volonté bien chaudes et bien garnies avec une pâte bien épaisse (chers amis Fats retenez votre salive). Imaginez une bonne part de pizza poulet barbecue qui sort tout juste du four avec un bon filet d’huile pimentée… Et bien vous en mangez jusqu’à ce que vous n’en puissiez plus ! Et pour nous faciliter la tâche nos amis de Pizza Hut nous proposent les sodas aussi à volonté avec une fontaine de soda, quoi de mieux qu’un bon coca pour accompagner ces pizzas.

Le menu pizzas à volonté est à 10,90 euros le midi, ce qui est honnête par rapport au prix des pizzas des chaines comme Dominos Pizza et Pizza Rabbit. J’ai quand même été déçu de ne pas retrouver la fameuse pizza avec le fromage sur les bords qui est un monument de cette enseigne du fast food.Pizza_Hut2

La salle est bien grande et pas glauque, parfaite pour un repas de rugbeux ou une cérémonie de vrais Fats. Les plats à pizzas sont toujours pleins et on peut engloutir une quantité énorme de pizzas en un temps record.

En résumé, une adresse parfaite pour les amateurs de pates épaisses, sauce tomates et fromage !

Et pour le repas d’un vrai FAT :

MANGER LE PLUS DE PARTS PIZZA POSSIBLE (guess my score)

 

Le burger au Saint-Marcellin de la Vache au Comptoir

Note : 3.5/5

13 rue Odessa, 75014 Paris

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En réservant sur la Fourchette une table dans cette brasserie je ne m’attendais pas au festin qui s’en suivrait. Sur internet on ne trouve qu’une carte très succincte de ce que on peut y manger, pas grand-chose sur le Fat burger au Saint-Marcellin et rien sur la succulente sauce aux 18 épices qu’on peut demander sur le côté du plat.

Et pourtant, dès son arrivée sur la table, j’ai eu cet eye contact avec la montagne de viande qui avait du mal à rester entre les deux pains. On pouvait apercevoir le Saint-Marcellin qui gisait sous les tranches de bacon et les oignons caramélisés. J’avais un peu peur que ce fromage fort ne masque complètement le goût de la viande et du bacon, mais j’ai été agréablement surpris par le mélange.

La viande étant bien saignante son goût n’est pas complétement effacé et on peut dévorer ce Fat Burger en distinguant les différents ingrédients. Un reproche… le burger manque de sauce et du coup il est un poil trop sec.

Par contre demandez absolument leur fameuse sauce au 18 épices qui comme son nom l’indique embaumera votre palais sans non plus que ce soit le bordel à l’intérieur.

Vous aurez le tout pour 19,10 euros si vous réservez avec les 20% de réduction, ce qui est pas mal pour un aussi gros monstre.

Niveau cadre et ambiance c’est assez classique sans fantaisie ni originalité non plus. Le service est efficace et les serveurs sont très sympas. Les bouteilles de vins sont aux alentours de 25 euros et il y a un happy hour pour les cocktails le soir. Pour Mesdames qui accompagnent les Fats, testez le tartare au couteau italien, vous ne serez pas déçues.

Pour conclure, ce resto, situé pas loin de la gare Montparnasse, est un endroit plutôt sympa pour rattraper le temps perdu avec les amis Fats qui vivent en province.Burger_Saint_Marcellin2

Enfin le menu d’un vrai Fat :

  • L’os à la moelle avec le premier verre de vin qui va bien
  • Le burger au Saint-Marcellin (sans oublier la sauce aux 18 épices)
  • Le pain perdu (valeur sûre : réfléchissez avant de prendre des risques)

 

 

 

Les mezze de Chadi

Note : 4,5/5

34 rue de la Glacière, 75013 Paris

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En tant qu’expert Fat, une des questions que l’on m’a le plus posée : « Est-ce que tu connais un bon libanais ? ». Pendant un moment, je leur répondais que la plupart des libanais de Paris se valaient. Mais ça, c’était avant d’entrer dans l’antre de Chadi. Un chef libanais qui, grâce à ses mezze vous fera voyager au pays du hoummous et du falafel. Tout est fait en cuisine, le tabboulé, le caviar d’aubergine et même sa splendide sauce à l’ail qui accompagne le chawarma poulet qu’il marine avec soin. Vous demanderez au chef la formule mezze et vous verrez plein de petits plats qui envahiront votre table. La cuisine libanaise riche en ail, persil, aubergines et autres ingrédients frais enchantera vos samedis et dimanches midi après une soirée trop difficile.

J’ai demandé au chef la permission de l’observer un matin en cuisine et j’ai pu le voir à l’œuvre : on dirait un maestro des épices et il s’efforce à tout faire à partir d’ingrédients frais ! Les plats varient selon l’humeur du chef mais n’hésitez pas lui demander les spécialités qui vous font plaisir (au moment de la commande). Je vous en conseille certains à la fin de l’article.

Il faut y aller au moins à quatre personnes pour avoir un menu de bons mezze bien rentable. La formule est à 15 euros par personne et c’est franchement un super rapport quantité-qualité-prix ! Le cadre est assez classique sans les fantaisies orientales qu’on peut voir dans certains restaurants avec des couverts couleur or ou des nappes brodées. Mais bon un Fat ne va pas au restaurant pour la déco…

Ce paradis de la bouffe libanaise a quand même un défaut : Le chef est libanais et ne parle pas français. En tant que vrai chef libanais il a le physique de Fat mais d’humeur parfois pas très sympathique… Ne vous inquiétez pas, demandez-lui de vous réciter un poème et d’un coup vous deviendrez son nouveau chouchou.Image_Chadi_2

Enfin le repas d’un vrai Fat :

  • Pour les mezze froids, insistez sur le hommous, la salade d’aubergine et le caviar de noix (j’en ai jamais mangé un aussi bon)
  • Pour les mezze chauds, demandez les Fat tartines au kefta et pas mal de sauce à l’ail pour le poulet
  • Le repas doit être arrosé d’arak (que l’on déguste tout du long)
  • Pour les expert Fats qui auront encore faim, prenez un flan libanais en dessert… du pur plaisir à la fleur d’oranger et à l’eau de rose.

 

L’aligot de l’Auberge aveyronnaise

Note : 4/5

40 rue Gabriel Lamé, 75012 Paris

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Chers amis Fats, je me rends compte en repassant les articles déjà publiés que j’ai trop rarement mis en avant notre bonne gastronomie française. Or, les fats vaches françaises ne sont pas seulement parmi nous pour nous fournir de savoureux tartares ou de juteuses entrecôtes. Elles nous alimentent également en lait dont on tire des fromages aux saveurs et textures toutes différentes mais aux taux de lipides assez élevés pour y consacrer un premier article.

Je me consacre donc aujourd’hui à la tomme fraîche et en particulier à une de ses transformations les plus réussies : l’aligot. Pour cela, je suis allé diner à l’une des plus célèbres adresses parisiennes de spécialités aveyronnaises. Dès l’entrée dans cette maison pour fans d’aligot, la couleur est annoncée. On croise sur notre chemin l’énorme casserole avec les serveurs qui s’amusent à qui filera le plus grand ruban d’aligot à chaque fois qu’ils en servent une portion.Image_Aligot2

En tout cas dès que l’assiette atterrit sur la table, place à la concentration. On vous la ramène avec un ramequin d’ail écrasé qu’il ne faut pas ménager. La portion est bien évidemment généreuse mais elle n’effraiera pas les vrais fats, qui en voudront même d’avantage. Par comparaison avec les autres restaurants parisiens où j’ai pu tester l’aligot, celui-ci est bien plus gouteux et la consistance est plus agréable à la dégustation. Et il est servi de base avec une grosse saucisse bien juteuse.

Attention toutefois aux suppléments qui alourdissent trop facilement la note finale. Le menu de base entrée-plat-dessert est à 27,90 euros. Mais la moitié de la carte impose un supplément de 2 euros en moyenne. De plus, hormis l’aligot saucisse, tous les autres plats sont servis avec une garniture différente, qu’on peut échanger contre de l’aligot sous réserve d’ajouter encore 3,50 euros !

Avec un cadre très convivial, une déco traditionnelle accompagnée de ses assiettes de grand-mères dépareillées, des serveur(se)s fort sympathiques, l’auberge attire une clientèle nombreuse et bruyante. Pensez-donc à réserver et évitez d’y aller un soir d’otite ou de mal de gorge…image_bonus

Enfin, je conseille au vrai Fat qui sommeille en vous de prendre le menu :

  • foie gras de canard velouté de châtaignes
  • saucisse aligot en ne lésinant pas sur l’ail haché à demander à côté
  • mille-feuilles (géant et qui mérite bien une photo bonus)
  • le tout arrosé d’une bonne bouteille de vin rouge

 

 

Le burger salers cantal du bar des variétés

Note : 4/5

12 Passage des Panoramas, 75002 ParisBar des variétés (1)

Le jour où vous n’avez pas le moral, le burger de salers au cantal du bar des variétés est là pour vous. Première surprise, la viande n’est pas recouverte d’une tranche de cantal mais le cantal a été haché avec la viande. Le restaurant mise tout sur la qualité de la viande et ça lui réussit bien. Loin du mille feuilles d’ingrédients qui luttent pour rester entre les deux pains et dont la moitié se retrouve au final dans l’assiette, ce burger est simple pour mettre en avant le goût authentique de la viande de Salers. De plus, les patates et la sauce qui l’accompagnent sont fantastiques, je bave rien qu’en y repensant. Des patates assaisonnées aux herbes de provinces et une sauce fromagère très légère, rien de mieux pour accompagner un burger.

Pour le prix, vous avez une petite salade en entrée et le fameux burger pour 9,90 euros. Le vin n’y est vraiment pas cher non plus. Niveau décor, j’ai eu un coup de cœur pour le bar dont les planches ne sont plus vraiment horizontales à force de soutenir les bouteilles et les machines à café. Les unes de Paris Match collées partout sur les murs donnent un côté encore plus vintage au restaurant. Un cadre qui ne peut que vous faire voyager dans le temps et vous faire oublier le stress de Paris.

Le mieux c’est d’y aller le midi, surtout quand il ne fait pas trop froid pour déjeuner à l’extérieur du bar sur les tables installées dans le passage des panoramas.

Enfin le menu d’un vrai Fat :Bar des variétés (2)

– La terrine de campagne en entrée avec le pichet de vin qui va bien avec

– Le burger salers au cantal (en demandant un petit supplément de pomme de terre)

–  Une petite tarte tatin en dessert pour passer une bonne après midi

La côte de bœuf des artistes de la rue Pasteur

Note : 3,5/5

63 rue de Falguiere, 75015 Paris

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Autant vous prévenir tout de suite, mon arrivée au restaurant « Aux Artistes » m’a faiblement convaincu quant à son potentiel d’accueillir et surtout de nourrir un vrai Fat comme moi : beaucoup d’étrangers, pour la plupart de jeunes étudiantes (surement lectrices de MylitteParis), une décoration riche et colorée, l’humour plutôt douteux du serveur…. J’avais plus l’impression de me retrouver dans un bar à étudiants bobos que dans un repaire pour Fats… Cependant, mon contact sur place m’a vite rassuré en me disant que ce restaurant méritait une bonne note sur MyFatParis

C’est donc anxieux que mon estomac et moi-même avons entamé le repas. Et c’est en voyant arriver mon imposante côte de bœuf que j’ai compris que tout allait bien se passer : 450g de viande généreuse bien persillée et une cuisson bien respectée (saignante pour ma part). Bien épaisse et savoureuse, j’ai pu la dévorer sans aucun assaisonnement jusqu’à en rogner l’os qui restait dans l’assiette ! Un vrai régal ! Cependant, côté accompagnement, j’ai été assez déçu par les frites… Il n’y en avait pas assez et l’huile dans laquelle elles avaient été frites leur donnait un goût peu apetissant.

Sinon le prix est très correct : le menu entrée-plat-dessert avec la côte de bœuf est de 20 euros (15 euros le menu et 5 euros de supplément pour la viande) ce qui est très compétitif pour un plat de 450g de bœuf.

Seul hic, mise à part l’humour du serveur : il faut éviter les desserts avec supplément et tout ce qui est à base de glace, c’est pas top.

Au final, l’ambiance y est assez sympa avec une population jeune et un décor décontracté qui colle bien avec une soirée entre amis (je préfère le préciser depuis qu’un lecteur a emmené son boss au japonais à volonté…).

Enfin, le repas d’un vrai fat :Aux_artistes_photo_2

– Une bouteille de vin rouge à partager avec les amis Fats accompagnateurs

– La terrine du chef en entrée

– La côte de bœuf en plat (il ne faut pas y aller trop tard sinon il n’en restera plus en cuisine)

– Fromage blanc et crème de marron en dessert

Sinon faites (ou pas) un tour aux toilettes qui sont assez kitchs avec juste un rideau qui sépare le lavabo des WC (pendant que je me lavais les mains un inconnu est passé aux toilettes…) et surtout… Une boule à facettes 🙂